mardi 24 mai 2011

You Can't Quit Me Baby

- "Alors ce concert?
- Ecoutes, c'était terrible! Je t'explique. L'idée de base c'était pour eux de jouer leur premier album, suite à la réédition de celui-ci. Des morceaux que j'ai très peu entendu en live pour ma part, les ayant vus déja trois fois. L'excitation a déjà bien envahi la salle qui fini de s'embraser quand les 5 gars montent sur scène. Josh Homme nous gratifie d'un: "We love to being in Paris" qu'il répéterait un peu partout en Europe selon une personne bien avisée que je connais bien et qu'on surnomme "Michounette"



- Ca sonne bien en live cet album?
- Les morceaux te collent aux tripes dès les premières notes de Regular John!!! T'as la sensation d'une puissance bestiale qui vient de la scène, les guitares crissent, la batterie est féroce et Joey Castillo comme à l'accoutumée est très fort. Les têtes headbanguent, les pieds décollent, les mains se lèvent.
- T'es parti à la guerre dans la fosse, toi?
- Non moi tu sais, je reste toujours sur le côté, mais là je me suis surpris à bondir! How to Handle a Rope et Mexicola étaient les points culminants de ce premier set, et puis finir sur le chamanique You Can't Quit Me Baby et cette basse redondante et puissante, magistrale.
- ...
- Et là premier rappel, et petite chute de tension, les morceaux joués paraissent un poil plus fadasses au regard du premier set vraiment habité. C'est que ces morceaux là parlent plus à nos pieds qu'à nos tripes. Puis vint Little Sister pour clôturer en beauté le deuxième set. Tu connais cette chanson non?
- Non...
- OK. Troisième rappel! Et là je peux te dire que j'ai pris un pied monste: Go With the Flow, No One Knows et Song for the Dead à la suite, du lourd, du très très lourd. J'en ai eu une erection...
- (lol)
- Pour passer à autre chose, je vais conclure en te disant ceci. Presque deux heures de communion dans une ambiance bon enfant. Pas de messages politico-démago, pas de postures rock'n'roll, pas de mise en scène spectaculaire ou d'effets spéciaux qui viendrait camoufler une faiblesse. Juste de la musique. Lourde et sans fioritures. Un spectacle. Magnifique.

lundi 28 mars 2011

Si vis pacem, para bellum

Dernièrement, j'ai peu été impressionné par les productions hip-hop (le dernier Lupe Fiasco est à vomir). Trop de Vocoder, trop de suiveurs de Kanye West, trop de chant r'n'b. Saturation. Et cet album est arrivé "Qui veut la paix, prépare la guerre". C’est ainsi que l’on pourrait interpréter l’avertissement qui introduit W.A.R., ce troisième LP de Pharoahe Monch. Armé de son micro, Pharoahe part en mission en traitant ce vaste sujet socio-géo-politique suivant différents axes et méthodes de terrorisme intellectuel. Autant dire que ça ne rigole pas dès le départ, mais au fur et à mesure que l'album avance, tout s'adoucit pour ressembler de très près à ce que peuvent pondre les Roots dernièrement.

Le MC est très fort, les passages basse/batterie/guitares électriques sont très bons (vive l'organique dans le hip-hop!), du bon turntablism et pas qu'un peu, du beat making, du slam et des grosses instrus quand même pour vous dire qu'à Brooklyn, on est pas des gens gentils.

Enfin en 2011 un musicien qui met vraiment ses couilles dans sa musique, et ça fait grave du bien!

mercredi 2 février 2011

Une vie de souffrance

En voila une bande dessinée qu'elle est trop bien!! Découvert chez une amie, j'avais déja de très loin entendu tout le bien que la population "geek" portait à cette série. Comme pour Mutafukaz, c'est en voulant offrir en cadeau pour noël que je me suis mis à lire le premier tome, et depuis, je ne décroche pas. 12 bouquins en moins de 3 semaines. Je suis même tombé totalement addict de l'histoire créée par Robert Kirkman, qui me semble gentillement félé, je vous expliquerais...

Alors je vais faire un résumé grosso merdo de l'histoire, The Walking Dead se déroule dans un monde envahi par les morts-vivants. L'origine du phénomène demeure inconnue. Rick Grimes, le héros, tente tant bien que mal de faire survivre son groupe de rescapés dans ce monde hostile et effrayant, cherchant le refuge idéal, l'endroit qu'ils pourront appeler foyer. Je remercie Wikipédia pour le coup!

Pour ma part ce qu'il faut prendre en compte dans cette série, c'est la fantastique proximité que le lecteur a avec les personnages (On a tout de suite nos "favoris" que le scénariste n'épargne pas d'ailleurs, no limit le mec). Les auteurs les ont décryptés sous toutes leurs facettes, la psychologie et l'introspection du personnage sont le moteur de l'oeuvre. Tout cela est facilité par les conditions particulières ou se trouvent plongée toute l'histoire, la tension permanente inhérente à la présence menaçante des zombies et même des humains. L'insécurité physique et intellectuelle des héros les transcende. Et ça donne un truc de malade, genre un huis-clos en semi-liberté.

Pas de fausse note tout au long des tomes de la série qui nous amènent à ce chef d'oeuvre qu'est le 8ème opus




Culte. Jamais une oeuvre culturel (Cinéma, jeux vidéos, foot ou film porno) ne m'avait laissé autant sur le cul. Bouleversé ai-je été. Mais que c'était bon.
Chapeaux bas messieurs.

J'attends donc le tome 13, qui doit sortir en mars de cette année, avec impatience. Comptez sur moi pour le chroniquer!!

dimanche 9 janvier 2011

Rest My Chemistry

Breaking Bad, c’est ma série télé préférée du moment. C’est aussi une série qui a tout pour devenir culte et qui l’est déjà pour bon nombre de gens il me semble. Tous les ingrédients sont là : un scénario dingue, des acteurs fantastiques, un décor somptueux, une réalisation au poil et une bande-son très inspirée.

Walter White est un père de famille sans histoire, bedonnant, moustachu, qui cumule deux boulots, l’un dans un lycée d’Albuquerque au Nouveau-Mexique et l’autre dans un «car-wash», une petite société de lavage de voitures. Il a une femme enceinte, un fils handicapé, un beau-frère macho au possible, amoureux de ses flingues et agent de la DEA, la branche de la police chargée du trafic de stupéfiants. Il apprend par hasard qu’il a un cancer du poumon, et à peine 2 ans à vivre avec une chimiothérapie.

Déclic : pour assurer un vie confortable à sa famille, il décide d’utiliser ses compétences en chimie pour «cuisiner» du crystal meth. S’en suit une descente aux enfers qui en est à sa troisième saison.




Au niveau de la bande-son, c'est un mélange habile entre la musique folk du sud des Etats-Unis et celle du nord du Mexique. Vous avez de la folk, du rap latino, de la country assez kitch, du jazz, du reggae, de la soul, du rock sudiste… C’est toujours de la musique «chaude», si on peut dire. C’est extrêmement éclectique (forcément, un prof de chimie un peu gauche qui se transforme en super-dealer, ce sont des univers musicaux qui s’entrechoquent!), avec beaucoup de groupes très peu connus pour tout vous avouer! Hormis un très bon titre de TV on the Radio, "DLZ"




Quoi qu'il en soit, si vous en êtes arrivé à ce stade de l'article, ne passez pas à côté de cette série !

jeudi 30 décembre 2010

Au top du Hip-Hop




Diamond Eyes, pour ma part surement le plus abouti des albums des bonhommes de Sacramento. C'est bien produit, on navigue entre douceur et gros riff de gratte à 8 cordes. Plus chaud que White Pony, mieux agencé qu'Adrénaline, l'album de l'année. Il y'en a eu d'autres, suffisament pour faire un joli Top 10. Le voici dans le désordre, classé par date de sortie. Et par pochette, parce que c'est plus joli.














Si le monde fonctionnait plus avec des Top 14 que des Top10, il y'aurait eu aussi les pochettes de:

Beat the Devil's Tattoo, des Black Rebel Motorcycle Club

Rise Up, de Cypress Hill

Interpol, d'Interpol

Seeing Eye Dog, d'Helmet

mardi 28 décembre 2010

Morceaux préférés de 2010!!

Voici les morceaux qui ont le plus tourné sur mon iPod cette année! Du Hip-Hop des The Roots au Rock d'Interpol et des Black Keys. De la Trip-Hop avec Massive Attack et des ballades pop endiablées avec N*E*R*D en passant par l'électro de Gorillaz et de Trent Reznor. Et j'ai même osé un morceau de l'infâme album de Linkin Park... Seul morceau épuré, ce qui l'a sauvé! Un savant mélange des genres donc, dosé avec brio par votre (très) humble serviteur. Bonne musique!!!


SPOTIFY

mardi 21 décembre 2010

Gig 2010

En 2010 j'ai eu l'occasion d'assister à pas moins de 11 concerts et 1 festival! Du riche en émotion, en découverte, des premières fois et les deftones. Voici un petit compte-rendu égotrippant, juste pour me la raconter!!


Fu-Manchu, à la Boule Noire. Concert ayant lieu le soir même de mon embauche, et pour combler le weekend stressant qui m'attendait, quoi de mieux qu'un petit concert de dernière minute avec les amis pour penser à autre chose??!! Ce sera donc les californiens aux cheveux blond bien fournis dont je ne connais rien que j'irais voir! Du stoner agressif et couillu, au son gras et à la voix rauque. Un son limite dégueulasse, une toute petite ambiance dans la salle. Je ne suis pas totalement conquis, mais le but voulu par cette soirée a été acquis, c'est déja ça.

Kasabian, à l'Olympia. Voir ci-contre


Deftones, à la Boule Noire et au Trianon. Deftones est catalogué comme un groupe faisant du Neo-Metal, toute une scène qui s'est effondrée, vidée, siphonnée. Mais dans ce chaos, Deftones a toujours été un groupe à part. Plus classe, plus intelligent, plus brillant. Deftones est catalogué comme un groupe très mauvais en live, n'arrivant pas à reproduire sur scène les superbes compositions produites sur album.
Deftones n'est pas certes très brillant en live, mais force est de constater qu'il s'améliore, et qu'il compense peut être sa faiblesse par de la puissance, de l'émotion, du charisme, de la violence. Diamond Eyes est l'album de l'année. Il en fallait pas plus pour rendre furieux les gens venus à leur concert. Notamment les deux que j'ai eu la chance de vivre Boulevard Rochechouart!
Jamais déçu, une valeure sûre. Je vous invite à lire le live report d'une amie, qui décrit formidablement bien ce que dégage le groupe de Sacramento. C'est ici

Black Rebel Motorcycle Club, au Bataclan. LA grosse déception de l'année. Un groupe super rock'n'roll, des titres sur CD totalement furieux, virulents mais classes, posés. Ca sent le bitume, l'asphalte, la mouille. Un délire.

Ca bandait mou, c'était prétentieux, c'était mal réglé, c'était mal battu (oui j'ai une dent contre la "batteuse", fort jolie au demeurant mais pas dans la vibe et ne cognant pas assez fort pour moi), c'était pas bon, à mon goût. J'ai 26 ans je commence à être blasé par la vie que voulez-vous!

Sweethead, à Londres. Londres, Coupe du Monde, gratteux de Josh Homme, jolie blonde, bon concert, Robert Green, super séjour!

Rise Against, à la Cigale. C'était bien. Très bien même!

GlassJAw, au Nouveau Casino. Daryl Palumbo, une histoire d'amour, une idylle de 2006 à 2008. Une passion véritable stoppée net par l'élan de ma soudaine hantise pour le Hardcore. J'étais passé à autre chose, trouvé des bras plus doux, plus calmes, plus voluptés. Mais ils sont réapparus dans ma vie, par l'annonce d'un concert en France, à Paris. Mon coeur chavira. Il n'y avait plus que lui désormais. Et l'espace de deux heures, ce fut intense. Je me suis rappellé au souvenir de ces riffs de guitares accérés, de ses refrains fédérateurs, de son bassiste aux doigts de fée. J'ai vu qu'il avait changé. Plus folle que jamais, plus taré. Un vrai bonheur de se rappeller le bon vieux temps, quand il était là à me bercer quand je n'allais pas bien, quand je faisais n'importe quoi. Un amour d'une vie, qu'on oublie jamais.

Rock en Seine 2010. Deux raisons pour lesquelles j'ai assisté cette année au RES: un ami qui pouvait avoir des pass 3 jours moins chers via son C.E., et surtout, la présence de CYPRESS MEUDAFEUKA HILL!!!!!!
Dire que c'est le premier groupe que j'ai vu en live de toute ma vie, ça remontait à 2003, déja. Ah et une troisième raison aussi: enfin assister à un festival de musique, et avec une affiche pour le reste tout à fait interessante!! On a donc bien kiffé le show de Cypress Hill, avec tout les hits, un vrai spectacle et une interactivité continue avec le public. Génial! On a bien kiffé les Queens of the Stone Age, toujours au top, malgré un fanboy ultime et bourré à mes côtés, qui connaissait toutes les chansons par coeur et m'a donc ruiné le concert. Mais de lui on se souviendra de cette petite chanson culte "Josh, payes ta chatte allez allez". On a apprécié les performances de Massive Attack et d'Arcade Fire. On a...euh J'AI dansé comme un beauf moldave sur les Ting-Tings. J'ai un petit peu plus apprécié la performance des Black Rebel Motorcycle Club, surement dù à une setlist plus courte et basée donc sur les titres phares pour s'attirer les faveurs du public. Et on a trouvé Blink 182 très moyen, hormis Travis Barker, batteur hors-pair!


Interpol, au Trabendo. J'ai déja écrit dans un article précédent mon amour soudain pour ce groupe, si classe, si urbain, si New-Yorkais. Je ne remercierais jamais assez Alexandre B. d'avoir eu la gentilesse de me prendre une place pour ce concert organisé à Paris au dernier moment, ville qu'ils avaient étonnamment oubliée pour leur tournée française! Un bon concert, dans une petite salle, un son très correct, vraiment. J'espère que le concert qu'ils donneront au Zénith en mars 2011 me laissera quand même moins sur ma faim. Une setlist plus dynamique je l'espère, et je ne regarderais pas ce qu'ils auront joué avant, car ils n'avaient pas, à l'époque, changé de chansons d'un concert à l'autre. Ce qui m'avait rendu le show moins surprenant, moins passionnant. Peut mieux faire.

The Black Keys, au Bataclan. J'ai découvert ce groupe par l'émission de Canal+, l'album de la semaine, je ne les connaissait pas du tout et j'avais été impressionné par la voix du chanteur. Un ptit blanc barbu à la voix de gros crooner black, détonnant. Le tout avec des riffs de guitare efficaces. A voir un technicien au style HxC en backstage de l'émission dandiner de la tête, je me dis que ce groupe doit être au top! Je me regarde même l'interview après, j'aime leur humour pince sans-rire, leur franc-parler et... leur amour pour le hip-hop, passion que je partage avec eux. J'apprends qu'ils ont même réalisé un album avec plusieurs rappeurs new-yorkais, collaboration qui s'appelle Blackroc, et dont je vous invite à y tendre l'oreille. Dès le lendemain j'achète le dernier album, c'est à dire l'efficacité de leur promo. Brothers sera un must de 2010, à n'en point douter. J'achète même une place de concert! Et de la bombe de balle. Au niveau qualité, jeu de scène et d'instrument, surement une des plus jolies choses qu'il m'ai été donné de voir. Et le tout en très très charmante compagnie... Subjugué du début à la fin, on sort du Bataclan avec un grand sourire. Comme en sortant du Parc des Princes quand le Psg a signé une belle victoire, c'est dire!!

Gorillaz, au Zénith. Ce concert, c'était du fun. Le truc qu'on prévoit longtemps à l'avance, avec des cousins, son frère fanatique du groupe de Damon Albarn.
Je m'attendais à avoir du gros gros show, je l'ai eu. Je m'attendais à entendre de la bonne musique, je l'ai eue. Hormis parfois sur quelques titres un brouhaha impossible dù au trop grand nombre d'instruments joués en même temps, mais je ne vais pas chipoter car j'étais très mal placé. Sous les enceintes. Tout ce qui a entouré cette soirée fut magique. Une partie de la famille à ce concert, tout le reste à Auxerre pour voir l'Aja défier le Milan AC. Des échanges, de la culture, du sport, du culte. Merci Gorillaz!!

Photos PolaReed, tous droits réservés