samedi 20 mars 2010

Hors Sujet Vol. I

Point question de musique dans ce post, mais bande dessinée. Alors que j'attendais une très charmante amie pour se taper une toile (Crazy Heart, par ailleurs excellent), je profitais de mon arrivée en avance pour aller faire un petit crochet par la Fnac, quand soudain je fus envahi par une excitation suprême à la vue de ce 144 pages.

Après 2 ans d'attente, le tome 3 de Mutafukaz était en tête de gondole!!!

J'ai découvert il y'a de ça plus de trois ans la bande dessiné "Mutafukaz" de Run. Presque par hasard, ne sachant quoi offrir à Noël à mes frères. Sachant qu'ils sont très branché hip-hop et GTA, rien qu'avec le titre je savais que ce serait un présent idéal. Au final presque un cadeau pour moi même, car je me suis pris d'affection pour cet univers complet décalé influencé par la science fiction, les séries Z, la culture urbaine et populaire latino.

C'est l'histoire de deux losers, Angelino et Vinz, vivant à Dark Meat City (=Los Angeles). Après un banal accident de scooter, Angelino se voit touché par un affreux mal de crâne. Hallucinations, vision, Angelino ne sait plus ou donner de la tête... D'autant plus que Vinz ne croît en rien aux fabulations de son camarade. Très vite les deux compères se retrouvent face à des hommes, version Men in Black, peu scrupuleux et ne désirant qu'une chose, leur élimination pure et simple.
Après une attaque digne des sections spéciales dans leur appartement, Angelino et Vinz se retrouvent exilés dans le ghetto de Palm Hill, fuyant une menace dont ils ne soupçonnent pas la grandeur...

Poursuites, fusillades, sexe, langages grossiers, Lucha Libre et guerre des gangs, on ne sait plus où donner de la tête tant cet oeuvre est riche.

A vous procurer dans toutes les bonnes armureries!

samedi 13 mars 2010

Parklife

Ca me rappelle un été, sur les autoroutes de France, une vieille cassette et un auto-radio au son pourri. La fin de la scolarité obligatoire et un premier passage dans le monde adulte. Une voix pop particulière sur des samples hip-hop. Curieusement le début d'un passage dans un monde plus rock. Une musique qui éveille l'imaginaire. Murdoc, 2-D, Russell et Noodle. Ca vous évoque quelque chose?

Gorillaz, bien sûr. Un univers, des personnages, une histoire, mais plus précisement Damon Albarn (chanteur de Blur) et Jamie Hewlett (dessinateur). Un premier album éponyme génial si ce n'est culte, rien que pour Clint Eastwood. Un second album avec son lot de single d'anthologie et voici que sort dans les bacs Plastic Beach. Le casting laisse rêveur, Damon Albarn donc, mais aussi Snoop Dogg, Mos Def, Lou Reed, Bobby Womack en passant par les cinglés De La Soul. Est-ce que la mayonnaise a pris?

Oui! Oui et oui!!!! De l'intro avec la verve West Coast de Snoop Dogg, jusqu'au sonorité orientalo-gitane de White Flag, en passant par la magnifique soul de Bobby Womack sur deux chansons. Sans oublier Rhinestone Eyes, le méga-tube surpuissant de l'album pour moi. A écouter dès qu'un rayon de soleil pointe le bout de son nez.



samedi 6 mars 2010

Rocket Skates

Une nouvelle tradition est née, voici ma compilation des sorties du mois de Février!!!

Let me see you trip
One move that will keep you wet
Let’s fall in a long sadistic trance
Put the keys in our hands


Rocket Skates
(Deftones)

Playlist

SIDE A
Beat The Devil's Tattoo (Black Rebel Motorcycle Club)
It Ain't Nothin' (Cypress Hill)
Rhinestone Eyes (Gorillaz)
Girl I Love You (Massive Attack)
No Time (The Heavy)
Rocket Skates (Deftones)
Only If You Run (Julian Plenti)
Promenade (Street Sweeper Social Club)

SIDE B
Farewell, Mona Lisa (The Dillinger Escape Plan)
Julie & the Moth Man (Kasabian)
Rise Up (Cypress Hill)
On to the Next One (Jay-Z)
Stylo (Gorillaz)
Saturday Come Slow (Massive Attack)
Undisclosed Desires (Muse)
Aya (Black Rebel Motorcycle Club)

vendredi 12 février 2010

Lost Souls Forever

The West Ryder Pauper Lunatic Asylum a l'album qui a rythmé mon année 2009. Les petits anglais de Leicester m'ont aussi marqué par l'énergie déployée du côté du Trabendo. Impressionné par le côté festif de leur show, de la proximité et l'interaction avec le public. Kasabian, c'est fun et gentillement déjanté, à l'image du chanteur Tom Meighan.

Maintenant que ma vie retrouve un peu de couleur, grâce en partie à un CDI dégôté, quel merveilleuse coincidence qu'en ce mois de février glacial ils donnent un concert à l'Olympia cette fois! Un show endiablé, une ambiance de stade anglais et un immense sourire retrouvé... Kasabian, de loin le plus excitant des groupes britanniques.

Kasabian - Umbro Away Shirt Premiere - Fire (Encore)

Kasabian Clips vidéo MySpace

mercredi 20 janvier 2010

1984

"Et si je suis né gémeaux, je freine le versant schizo..."

Tout à fait.
Depuis tout petit je me plais à m'imaginer dans une autre vie. Tout d'abord bon père de famille avec Sandra Bullock pour épouse, puis footballeur professionnel dans un pays fictif où je serais au même niveau que mon vrai frère qui lui fait vraiment du foot de haut niveau. Puis il y'a aussi cette vie d'artiste free-lance. Je partagerais ma vie entre mon salon de tatouage et mon rôle de bassiste dans un groupe de new wave garage parisien où on aurait tous des lunettes à grosses branches noires et des chemises de bûcheron hype, t'as vu. Je serais une espèce d'icône underground, je serais de toute les soirées parisiennes un peu branchouille mais ça me ferait quand même chier d'y aller. Et toute les suicides girls un peu roots n'auraient plus aucun secret pour mon sexe. J'habiterais dans un appart à l'ancienne sur les buttes de Montmartre, l'intérieur serait tout blanc sponsorisé par Apple, ma garde robe le serait par Levi's. Un habitat moderne, industriel avec une touche de vintage qui ferait mouiller Valérie Damidot.
J'aurais, merci mon dieu, les cheveux lisses, la gueule de Josh Hartnett et ma vie, à chaque instant, aurait pour bande son la discographie d'Interpol.





Interpol, groupe new-yorkais, découvert le jour de mon premier marquage, grâce au tatoueur qui arborait l'un de leur t-shirts période Antics dont est extrait Slow Hands, que vous pouvez entendre dans la vidéo. Ils ont réalisés trois albums géniaux (surtout le premier, turn of the bright lights), et il est très rare que se passe un jour sans que je les écoute. Totalement addictif. Sombre, sensible et super classe à la fois. Qui a dit: "comme toi" ???




mardi 19 janvier 2010

Shadowplay

J'ai vécu une année 2009 pleine, la toute première en tant qu'adulte. J'y ai croisé l'amour, la mort. J'ai travaillé toute l'année. 4 ans que je n'étais pas parti en vacances, ce fut chose faite. J'ai même fais un crochet par l'étranger! 2009 a été aussi rempli de très bons concerts et d'amitiés renforcées.

Mais 2010 commence de manière sombre et pessimiste pour moi, il ne pouvait donc avoir meilleur musique que celle de Joy Division pour accompagner ce moment présent de ma vie.

L'atmosphère et le son de leurs chansons sont opressants, sombres et claustophobres, mais en même temps puissant et émouvant. La basse est omniprésente, ce qui est tout à fait inhabituelle "pop", avec un rôle primordial dans l'architecture des chansons et des mélodies.

C'est aussi à ce moment de ma vie que je suis retombé sur Control, le film inspiré du livre de Deborah Curtis, veuve du chanteur du groupe mancunien. Pas n'importe quoi quand on sait que c'est mon premier amour qui m'avait fait découvrir ce film.

C'est aussi "Unknown Pleasures", diffusé pendant la réalisation de mon second tatouage. Tatouage symbolisant à merveille l'année écoulée.
"Tu m'as aimé, bercé, nourri, talqué, soigné
Lui et toi étiez toujours à mes côtés
C'était difficile de faire autrement
J'étais collé à vous, vous réclamais tout le temps

Chez toi, c'était mon refuge, j'étais protégé
Mes craintes, mes soucis cessaient d'exister
Il n'y avait place qu'au bonheur, à la gaité
C'était rigolades, jeux, complicités

Et tu es partie, tu vivras dans mon coeur pour toujours."


Une chanson qui nous rappelle

Tous nous avons "une chanson qui nous rappelle" une expérience précise à un moment donné. Ce titre peut rappeler un événement heureux, triste, une naissance, une mort, une rencontre, une première fois. Ma propre existence est sillonée de chansons qui l'ont marquée. De Gloria Gaynor au Smashing Pumpkins en passant par Wax Tailor, Devendra Banhart et les Deftones. Bref, une vie de mémoire. Comme si elle se confondait parfois à un jukebox.

Bonjour, moi c'est Julien, banlieusard parisien de 25 ans.